Capture d’un caillot

Capture d’un caillot

Portraits qui alternent entre la rigueur et l'abandon; tirés au devant tout en les tournant au dedans. Apparition, aspiration, disparition rythment le temps et l'espace tel la glace et le feu qui ensemble figent et brûlent. Lorsque notre vision se trouble, n'est-ce pas à ce moment précis que l'on approche l'essence de l'être, sa multiplicité, son secret. C'est l'instant de la Capture.

Je sais ce projet comme un instant prolongé de suspension. Un instant juste avant le moment où quelque chose se passe. Au coeur de l'entre deux. Un démontage de soi face à une "idée nouvelle"de réorganisation. Il existe peut-être pour tous une phase, un intervalle, un moment de passage. L'envie de s'installer à cette frontière, à la charnière, à la lisière d'un instant où je me dirigerais vers, pour m'arrêter au bord... Qu'elle est la capacité à demeurer dans une incertitude transitoire, dans une charnière, gond, pivot, pôle, point cardinal, point délicat et primordial de jonction? En suspension?

S'installer dans "la zone charnière" pour un temps avec un équipage pour essayer de donner un regard qui "relierait" l'image et l'émotion. Un compositeur, un plasticien, un éclairagiste, un artisan et deux corps dansants, pour explorer ce territoire, le donner à voir comme une cartographie imaginaire, en dessiner les contours, les ombres et les lumières, en goûter les froides étendues, en admirer les reflets, à mordre leurs difformes images puis percer d'un son, d'un rire le rouge naissant.

Se réunir à la frontière, dans son milieu, là où quelque chose se passe, se donne à voir et peut être dit autour de cinq thèmes :

L’homme de dos

Le syndrome de Stendhal

Les Grands froids

Les Miroirs (distorsion)

Le Rouge ( apparition-disparition)

Ces cinq thèmes ont été des points de départ pour tous, à l’arrivée il n’en reste que des traces.

Chaque thème en soi est trop riche et énorme pour prétendre de les aborder le temps d’un spectacle.

Faut-il les reconnaître ?

Faut-il absolument les rechercher ?

Quel est le point commun qui les relie ?

L’Intuition, Les charnières et l’instant de suspension.

Karine Ponties

Crédits

Chorégraphie et interprétation: Karine Ponties et Cécile Loyer

Musique - composition et interprétation: Jan Kuijken

Conception lumières : Florence Richard

Scénographie : Wilfrid Roche et Eric Domeneghetty

Durée : 55 minutes

Première : 7 juillet 2001 au Théâtre Bellevue à Amsterdam dans le cadre du Julidans festival.


Production

Remerciements à Valérie Martino et Marco Leone.

Production : Dame de Pic asbl et Lod.

En coproduction avec : Kunstencentrum Vooruit,Le festival Bellone-Brigittines, Charleroi/Danses - Centre chorégraphique de la Communauté française Wallonie-Bruxelles et DansWerkplaats Amsterdam. Avec l'aide du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles - Secteur de la Danse.

Références de travail

  • Guide touristique « Autrement » de la ville de Florence, préface d’Antonia Tabucchi
  • Le syndrome de Stendhal de Graziella Margherini, docteur à l’hopital de Santa Maria Nuova à Florence
  • L’homme de dos de Georges Banu
  • À travers le miroir de Bonnard à Burren
  • L’abecedaire de Gilles Deleuze
  • Dossier sur la science : la couleur.
  • Photographies d’André Kertesz

© 2013 Dame de Pic / Cie Karine Ponties Design : Speculoos